Plongées au noir – suites japonaises

de Catherine Contour, au TMG de Grenoble, mars 2022

Plongées au noir est une création in-situ pour et avec le théâtre municipal de Grenoble et son équipe.

Ce lieu d’histoire(s) et de mémoire(s) est le protagoniste principal de cette immersion : la boite noire devient camera obscura. Une invitation à habiter poétiquement ensemble, à écouter ce grand corps, le rythme de sa respiration, à rêver et dériver ensemble à la rencontre d’une danse chorale.

Pièces conçues par Catherine Contour, avec : Loren Capelli, Catherine Contour, Alexandre da Silva, Marie Fonte, Bertrand Gauguet, Marie-Lise Naud, Marie Neichel, Marie Papon, Katia Petrowick, Jonathan Schatz, Laurent Serrano et Julien Cialdella de l’équipe du théâtre, Mathieu Bouvier et Christophe Cardoen – Crédit photo © Mathieu Bouvier – Plongées au noir – suites japonaises le film sur viméo



« Jardin-enfants »

installation in situ et immersive pour des tout-petits, Centre Tignous d’Art Contemporain, Montreuil, 2021

« Jardin-enfants »  est une installation immersive et in situ s’adressant à des tout-petits (à partir de 6 mois). Imaginée comme un paysage à la hauteur des bébés, cette proposition est un clin dœil à l’univers de la petite enfance et une ouverture sur le vivant, construite sur les notions de croissance (développement) et d’« en devenir », à travers un imaginaire végétal. En partie «  cultivé  » et en partie en «  jachère  », cet espace privilégie l’exploration en faisant appel au réservoir des sens (particulièrement en éveil chez les bébés)  : guidés par nos pupilles, nos oreilles, nos appuis, la pulpe de nos mains, etc., il s’agit d’éprouver pleinement ce moment.

« Jardin-enfants » est, à sa manière, un jardin partagé : l’installation s’ouvre sur la série de peintures L’Été (2021) de Vanessa Dziuba (plasticienne) et une sélection de livres réalisée par Céline Gardé (médiathécaire). Enfin, la musicienne Marisol Mottez m’a accompagnée pour imaginer ce jardin (pour ce qui concerne les objets sonores notamment) ainsi que pour l’accueil des tout-petits que nous avons assuré en duo. 

Ce travail a été conçu en partie lors d’une résidence de deux mois au Chalet Mauriac.

Cette expérience montreuilloise marque la première étape d’un travail en mouvement qui évoluera selon les lieux d’accueil, les rencontres, les saisons.


Un aperçu plus complet du « Jardin-enfants » est visible ici.



Il faudra

album jeunesse, avec Ramona Bãdescu, 18,5 x 24 cm, 96 pages, éditions La Partie, 2021

« ll faudra
se glisser de page en page
pour se retrouver
dans ce temps de l'enfance
où on imagine, on espère
on fait le tour des choses précieuses
où on découvre que tout change
et que bientôt on sera
grande
et aussi soeur
»



Cap !

album jeunesse, 20 x 27,5 cm, 120 pages, éditions courtes et longues, 2019

« Enfant solitaire au cœur de la forêt, enfant qui cueille, ramasse, assemble, qui doute et pense aux autres, à l’école, enfant qui observe, scrute, discerne, se teste (Cap !), saigne un peu et fait pointer la goutte, la laisse couler lentement le long du doigt. Enfant qui se redresse et organise les brindilles et les feuilles, les agence, compose. Enfant qui observe encore, et regarde le ciel, souvent, puis plonge ses pieds dans l’eau et s’étend, enfant qui pense. Et rêve. Enfant qui joue avec un fil, rouge, et file en courant, torse nu et ravie. »


Extrait de la chronique L’ode à la liberté, de l’enfance, de l’album de Sophie Van der Linden.

En 2020, Cap ! a reçu le Prix Sorcières dans la catégorie Carrément beau maxi et le Grand Prix de l’Illustration Jeunesse décerné par le MIJ (Musée de l’Illustration jeunesse).


Loren Capelli, juin 2022